Meta IA : le métavers recule, les lunettes intelligentes montent
Le géant technologique Meta opère un virage stratégique majeur sur les lunettes IA. Selon Bloomberg, Mark Zuckerberg s’apprêterait à réduire drastiquement les investissements dans le métavers pour se concentrer sur l’IA et les lunettes intelligentes. Un changement radical qui marque la fin d’un rêve numérique et le début d’une nouvelle ère pour l’entreprise.

Le métavers, un eldorado qui s’évanouit
En octobre 2021, Mark Zuckerberg annonçait en grande pompe le changement de nom de Facebook en Meta. L’objectif était clair : conquérir les univers virtuels et créer un nouveau paradigme informatique. Le patron rêvait d’un monde où les avatars reproduiraient fidèlement nos apparences. Les utilisateurs déverseraient leurs portefeuilles pour acheter des vêtements virtuels.
Trois ans plus tard, la réalité rattrape l’ambition. Reality Labs, la division dédiée au métavers, aurait perdu plus de 70 milliards de dollars depuis 2021. Un gouffre financier qui pousse Meta à revoir drastiquement sa stratégie. Les investisseurs, eux, semblent soulagés par ce changement de cap. L’action du groupe a progressé d’environ 4% suite à ces révélations.
Le budget alloué au métavers pourrait être amputé de 30% l’année prochaine. Cette réduction toucherait à la fois Meta Horizon Worlds, la plateforme logicielle et la famille Quest, les casques de réalité virtuelle. Des licenciements importants seraient même envisagés dès janvier prochain, selon les sources de Bloomberg.
L’intelligence artificielle, la nouvelle priorité
Mark Zuckerberg a trouvé un nouveau Graal : l’IA sous toutes ses formes. Le milliardaire se dit prêt à investir plusieurs centaines de milliards pour dominer ce secteur. Cette réorientation stratégique aurait été décidée lors d’une réunion cruciale organisée dans sa propriété à Hawaï.
Meta a réalisé que la concurrence ne se ruait pas sur le marché du métavers. L’entreprise aurait donc surinvesti sur ce segment. En avril dernier, Mike Proulx, analyste chez Forrester, prédisait déjà cet abandon. Il affirmait que Meta mettrait fin à ses projets comme Horizon Worlds avant la fin de l’année.
Le groupe concentre désormais ses efforts sur des projets d’IA générative. Llama, son modèle de langage, et Meta AI, son assistant conversationnel, incarnent cette nouvelle direction. Ces technologies promettent des applications concrètes et rentables, contrairement aux mondes virtuels qui peinent à séduire le grand public.
Les lunettes intelligentes, l’avenir de Meta en terme IA
Les lunettes Ray-Ban Meta représentent aujourd’hui la fusion parfaite entre style et technologie. Développées en partenariat avec Ray-Ban et EssilorLuxottica, elles incarnent la vision renouvelée de Mark Zuckerberg. Ces dispositifs combinent l’élégance intemporelle de Ray-Ban avec des fonctionnalités d’intelligence artificielle avancée.
Les lunettes permettent d’envoyer des messages, passer des appels et effectuer des appels vidéo en mains libres. L’assistant Meta AI peut analyser votre environnement et fournir des suggestions contextualisées. Vous visitez un monument ? L’IA vous raconte son histoire. Vous ouvrez votre réfrigérateur ? Elle propose des recettes adaptées.
La deuxième génération des Ray-Ban Meta a considérablement amélioré l’expérience utilisateur. L’appareil photo ultra-large de 12 mégapixels capture des photos et vidéos en résolution 3K. L’autonomie atteint désormais huit heures d’utilisation, avec un étui offrant jusqu’à six recharges supplémentaires. Une performance qui permet une utilisation quotidienne sans contrainte.
Les Lunettes IA de Meta se déclinent en plusieurs modèles iconiques. Wayfarer, Headliner et Skyler proposent des styles variés pour tous les goûts. Chaque paire intègre discrètement deux caméras, des haut-parleurs et un système de cinq microphones. Le résultat ? Des lunettes qui ressemblent à des lunettes classiques.
Meta Ray-Ban Display : une révolution en marche

En septembre 2025, Meta a dévoilé les Meta Ray-Ban Display, une nouvelle catégorie de lunettes intelligentes. Ces modèles intègrent un écran couleur haute résolution, visible uniquement quand nécessaire. Chaque paire est accompagnée du Meta Neural Band, un bracelet EMG qui traduit les signaux musculaires en commandes.
Cette innovation permet de consulter ses messages, prévisualiser des photos ou obtenir des instructions visuelles sans sortir son téléphone. Le bracelet interprète de subtils mouvements des doigts pour contrôler les lunettes. Une interaction si fluide qu’elle semble presque magique.
Les Meta Ray-Ban Display sont proposées à partir de 799 dollars. Elles incluent l’écran, les lunettes et le bracelet Neural Band. Cette technologie représente l’aboutissement des recherches de Meta en matière d’interfaces naturelles et d’interaction homme-machine.
Un marché en pleine expansion
Le secteur des lunettes connectées connaît une croissance rapide. Meta n’est pas seul sur ce segment, avec des concurrents comme Snap Inc et Google. Cependant, l’approche de Meta se distingue par son intégration poussée de l’intelligence artificielle.
Les Ray-Ban Meta ne proposent pas d’affichage tête haute ou de réalité augmentée. Cette simplicité apparente cache une sophistication technique remarquable. Le processeur Qualcomm Snapdragon AR1 Gen1 assure des performances fluides. Le système audio personnalisé offre des basses profondes et un volume deux fois supérieur à la première génération.
L’accessibilité constitue également une priorité pour Meta. Les lunettes intègrent une fonctionnalité développée avec Be My Eyes, destinée aux personnes malvoyantes. Ce service met en relation les utilisateurs avec des bénévoles pour un accompagnement visuel en temps réel.
Les défis de la confidentialité
Les lunettes intelligentes soulèvent inévitablement des questions de vie privée. Sans connaissance préalable du produit, difficile de distinguer une paire de Ray-Ban Meta d’une paire classique. Cette discrétion inquiète certains observateurs.
Meta a tenté de répondre à ces préoccupations. Un interrupteur d’alimentation matériel et un voyant LED indiquent quand la caméra enregistre. L’assistant vocal ne s’active qu’après avoir entendu une phrase de réveil spécifique. Ces mesures visent à rassurer les utilisateurs et leur entourage.
Les données capturées sont stockées localement avant d’être transférées vers l’application mobile. Les utilisateurs gardent le contrôle sur leurs photos et vidéos. Cette approche transparente devrait faciliter l’adoption par le grand public.
L’avenir appartient-il aux lunettes IA de Meta?

La stratégie de Meta semble désormais claire : abandonner progressivement le métavers au profit de produits tangibles et utilisables au quotidien. Les lunettes intelligentes représentent ce compromis idéal entre innovation technologique et praticité.
Mark Zuckerberg continue de développer ses smart glasses en partenariat avec Ray-Ban. Ces dispositifs incarnent la fusion entre deux promesses : celle du métavers et celle de l’IA omniprésente. Une synthèse qui pourrait bien définir l’avenir de l’informatique personnelle.
Le marché semble valider cette orientation. Les Ray-Ban Meta rencontrent un succès croissant auprès des consommateurs. Leur design élégant, leur autonomie généreuse et leurs fonctionnalités pratiques séduisent bien au-delà des early adopters.
Meta a compris qu’il fallait d’abord simplifier l’expérience utilisateur avant de révolutionner notre rapport au numérique. Les lunettes intelligentes offrent cette simplicité tout en ouvrant la voie à des usages plus avancés.
Conclusion
Le pivot de Meta illustre la capacité d’adaptation des géants technologiques face aux réalités du marché. Le métavers, malgré des investissements colossaux, n’a pas trouvé son public. Les lunettes intelligentes de Meta propulsées par l’IA proposent une alternative plus accessible et immédiatement utile.
Cette transformation n’est pas un échec, mais une réorientation stratégique. Mark Zuckerberg mise sur une technologie qui améliore le quotidien sans l’envahir. Un pari qui pourrait transformer Meta en leader de l’informatique vestimentaire augmentée par l’intelligence artificielle.
